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Le grand bazar

Publié le par Bullomaniak

Tour de France 2013 - étape 1

Puisque les bonifications avaient disparu du tour il semblait logique d'offrir aux sprinteurs la possibilité d’accéder au maillot jaune. La première étape de ce tour du centenaire fut tracée en ce sens. On passera le scénario insipide et habituel de ce genre d'étape ; on se consolait en pensant à la bataille prévue entre les grands sprinteurs de notre époque. Cavendish, le meilleur de tous les temps ; Greipel, le gorille aux cuisses immenses et Kittel dont on attendait enfin une grande victoire.

Alors que le sprint semblait naturellement s'engager, l'improbable survint. Un pauvre bus égaré, arrivant de nulle part, percuta le promontoire de la ligne d'arrivée. Panique générale ! On ne sut que faire tandis que le peloton à 15 km seulement commençait à s'agiter. On descendit sur la ligne, on discuta, on s'énervât mais rien n'y fit : le bus ne bougeait point. En catastrophe l'arrivée fut décalée aux trois kilomètres. La panique se transmit au peloton ! Hein ? Quoi ? Comment ça l'arrivée a bougé ? Et le peloton de lancer sans préavis les trains.

Tendu à l'extrême, fatalement le peloton chuta. Johnny Hoogerland s'était chargé de lancer le processus, accrochant une banderole. Une autre chute à l'arrière du peloton. Puis le grand bazar à 4,5 km de l'arrivée. Le car est finalement dégagé ! On annonce dans les oreillettes l'arrivée rétablie. Nouvelle panique du peloton qui ralentit. On se retourne, on se regarde, on tente de remonter... Et sur la gauche, on s'affale sur le bitume. Grand carambolage, Sagan, Contador sont à terre ! Greipel a perdu son dérailleur ! Les favoris sont bloqués ! Le peloton explose, le sort n'épargnant qu'un tiers des coureurs.

L'équipe Argos-Shimano elle est restée. C'est elle qui prend le commandement du peloton tandis que Cavendish semble également écarté de la course. Au vu de la désorganisation la plus totale qui règne, Terpstra tente sa chance. Mais l'équipe de Marcel Kittel tient la barre et lance son sprinteur vers les sommets. Nouvelle chute de l'australien Matthew Goss ! Kittel est dans un fauteuil, dominant le dernier sprinteur rescapé du massacre, Kristtoff.

Grand Dieux quelle étape ! On s'attendait à un sprint magnifique, on a eu droit à la plus complète anarchie. La plus parfaite illustration de la théorie du chaos. Personne ne s'attendait à ce qu'un bus bloque l'arrivée. On pouvait par contre s'attendre à des chutes. On pouvait s'attendre à Kittel. Mais pas de cette manière. Cavendish peut espérer un maillot jaune dans trois jours lors du clm par équipes. Greipel non. Kittel lui rayonne mais n'aura en aucun cas démontré sa supériorité, au mieux son habileté.

Nous sommes au départ seulement de ce tour de France et déjà les émotions ont été très fortes. Faut-il s'attendre vraiment à des moments de course aussi forts sur le reste de l'île corse ou faudra-t-il attendre le continent ? Espérons d'abord que Peter Sagan ne cadenassera pas cette première semaine.

Le grand bazar

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